La sclérose en plaque, comment intervenir par l’alimentation ?

La sclérose en plaque, comment intervenir par l’alimentation ?

La sclérose en plaque est une maladie qui fait frémir… classée dans les auto-immunes, le corps s’attaque à lui-même, plus précisément à son propre système nerveux, et la médecine moderne n’a aucune solution à proposer. Fatalité ? Impuissance ? Peut-être, peut-être pas. Notre connaissance de cette maladie montre des voies fort prometteuses avec la 3e médecine, celle d’Hippocrate, l’alimentation !

*Troisième partie*

Une maladie comme la sclérose en plaque requiert une prise en charge globale. Cela part du mode de vie et va jusqu’à l’alimentation en passant bien entendu par les médecins et spécialistes pour leurs parties spécifiques.

Concernant le volet naturel de la prise en charge, votre naturo&nutrithérapeute Nourrir sa santé vous offrira un  »protocole » complet. Par exemple, le mode de vie dont le stress, la tabagisme et l’alcool, les bains de soleil et de mer, l’activité physique ainsi que la qualité du sommeil feront partie des éléments discutés et pour lesquels des interventions pourront être mis en place. Sans un mode de vie sain, toutes les bonnes intentions peuvent devenir soit nulles soit partiellement bénéfiques. C’est donc un point incontournable.

L’alimentation, quant à elle, deviendra le cœur de la démarche. Comme on l’a vu dans les deux articles précédents (références plus bas), les choix et le mode d’alimentation peuvent précipiter l’apparition d’une telle maladie comme cela peut être le cas pour l’autisme, la polyarthrite rhumatoïde, la sclérodermie, la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse…

Mais comment intervenir par l’alimentation ? Certes, ce n’est pas simple et cela demandera autant des efforts que de la persévérance. Par contre, les bénéfices sont tellement intéressants que finalement cela en vaut la chandelle. Et puis, qui a dit qu’une diète adaptée devait être monotone ? Ou insipide ? La créativité a tout à fait sa place comme le plaisir du palais.

La première étape est de revenir à l’essentiel. Cuisinez vous-même vos aliments; choisissez des produits non transformés, frais, si possibles biologiques. Revenez aux recettes simples de  »nos grand-mères » ou de votre culture culinaire traditionnelle, qui mijotaient doucement. Exit la nourriture industrielle et toxique, le sucre et les gras trans, friture… redécouvrez le goût du vrai et du simple.

Dites bye bye aux aliments inflammatoires que sont par exemple le gluten et la caséine. Depuis Jean Seignalet, les bénéfices sur les maladies auto-immunes et du système nerveux d’une telle diète sont très bien connus. Votre thérapeute peut vous donner toutes les consignes et surtout valider les bonnes pratiques en cuisine, éléments souvent fort négligés.

Invitez les gras, les saturés comme les non saturés, comme de vieux amis à votre table. Sans dire que vous implantez avec votre thérapeute une diète cétogène, les assiettes des années 2000 contiennent trop peu de gras pour nourrir un cerveau. Par contre, réapprenez à les cuisiner sainement, c’est là une différence majeure.

Nourrissez votre système par un programme nutrithérapeutique adapté à vos besoins et à la condition de la SEP. Un bilan complet et une analyse minéraux et métaux de vos cheveux constituent des outils précieux pour le préciser avec justesse au cas de chacun.

Enfin, plusieurs diètes sont connues pour leur effet sur la SEP. Les appliquer seules comme une recette magique me dérange profondément. C’est oublier que chaque individu est unique et peut en ce sens avoir une sensibilité alimentaire propre. Ainsi, parmi mes clients, certains verront d’autres aliments retirer de leur diète car ils ne leurs conviennent pas. Un test de sensibilité et de porosité intestinale pourra même être réalisée si la diète d’élimination ne suffit pas.

C’est pourquoi il est important d’être accompagné dans une telle démarche. Ce n’est pas si compliqué mais ce n’est pas si simple quand on est seul. Internet fourmille d’informations contradictoires; je rencontre tant de clients perdus et à bout de souffle qui ont enligné les erreurs en pensant faire bien. Pour soutenir la démarche, des menus, des recettes, des cours de cuisine, des visites au marché, des conseils pour les voyages ou visites de famille pourront soutenir la personne dans la découverte de son nouveau monde culinaire.

Première partie : http://www.nourrirsasante.com/sep-le-systeme-immunitaire/

Deuxième partie : http://www.nourrirsasante.com/sep-intestin-alimentation/

 

Sources : Émilie et Julien Venesson, David Perlmutter, Société canadien de la sclérose en plaque, Alessio Fasano, Jean Seignalet, Brent Richard, Lynn Levin,  M. P. Pender and S. R. Burrows…

Remerciement à mon ami Hossein, photographe, pour m’avoir confiée ses photos si belles, si pures et empreintes de liberté…

Sclérose en plaque : l’intestin et l’alimentation, facteur de risque et point de départ

Sclérose en plaque : l’intestin et l’alimentation, facteur de risque et point de départ

La sclérose en plaque est une maladie qui fait frémir… classée dans les auto-immunes, le corps s’attaque à lui-même, plus précisément à son propre système nerveux, et la médecine moderne n’a aucune solution à proposer. Fatalité ? Impuissance ? Peut-être, peut-être pas. Notre connaissance de cette maladie montre des voies fort prometteuses avec la 3e médecine, celle d’Hippocrate, l’alimentation !

*Deuxième partie*

 

L’intestin, comme première barrière immunitaire, fait 85 % du travail. Pourtant, il est tellement mal traité par la vie moderne qu’il se trouve impliqué dans de nombreuses maladies auto-immunes auxquelles n’échappe pas la SEP. Il faut dire que l’intestin est une voie ouverte sur l’extérieur et que l’échange entre l’extérieur et l’intérieur du corps y est assez intense. Si c’est par là que les nutriments peuvent passer, c’est aussi par là que virus, bactéries et autres agents pathogènes tentent de se frayer un chemin. Mais la nature étant bien faite, l’intestin est (normalement) bien armé pour y faire face. Sauf que…

Nous ne sommes plus en 1900. Et à force d’antibiotique, le médicament AINS, de junk food, d’antibactérien et anti – tout, d’alimentation morte (hybridation, OGM, pesticide, engrais chimique, stérilisation, radiation, chlore et fluor, aliments et diète sans gras, riche en sucre…), pollution et métaux lourds, la liste est trop longue, l’intestin voit ses armes défaillir. Ses bactéries qui composent son microbiote, sont perturbées et laissent la place à d’autres qualifiées de pathogène; ses cellules épithéliales agressées et ses jonctions serrées détruites ne jouent plus leur rôle de muraille de Chine; ses anticorps totalement affolés et sur-réactifs deviennent moins présents pour se concentrer dans le système sanguin… En bref, cette porosité intestinale devient la porte ouverte aux maladies jusque-là rares et désormais communes dont le système nerveux est la première cible.

Il est désormais communément admis que de nombreuses personnes atteintes par la SEP présentent des troubles digestifs évidents et que, parmi ceux dits asymptomatiques, la porosité intestinale peut être aussi confirmée. Un des moyens de le vérifier est un test de zonuline (Nourrir sa santé peut vous aider à effectuer ce test validé par un laboratoire). Ce modulateur intervient dans l’intégrité des jonctions serrées gardant les cellules épithéliales intègres. Son rôle est primordial : il agit comme un garde frontière qui s’assure que les bactéries, virus, anticorps ne passent pas dans le sang. Parmi les facteurs contribuant à la libération de la zonuline, le blé, le déficit de vitamine D, les médicaments, la gastroentérite… en font partie.

A cela va s’ajouter une sensibilité génétique qui est propre à chaque individu, voir à chaque famille. Ainsi, dans le cas d’une perméabilité intestinale, la personne augmente son risque de réaction à un antigène (une protéine alimentaire, une bactérie…) et de déclencher la réaction en chaîne menant à une maladie auto-immune. Or, l’allergie croisée est au cœur des avancées de la recherche sur la SEP. Un système immunitaire déjà surexcité par la confusion entre la protéine de la myéline et ce qui croit être le virus de l’herpès 4, ne peut pas réagir de façon appropriée face à l’arrivée d’aliments non ou mal digérés, de bactéries pathogènes et de levures, de métaux lourds non éliminés par l’intestin et le foie… Il n’est pas disponible pour faire son travail tout occupé qu’il est à combattre un pseudo-ennemi. Il s’en suit un affaiblissement immunitaire général.

Ces aliments non ou mal digérés vont ainsi passer la barrière épithéliale et libérer dans le sang des protéines inflammatoires, des toxines ou autres morphines (cf caséomorphine et glutéomorphine) dont les effets délétères sont désormais bien connus pour le système nerveux central. Il devient la première cible comme dans l’autisme régressif (voir les articles de Nourrir sa santé), la polyarthrite rhumatoïde, l’Alzheimer… A s’ajoute la mal-absorption des nutriments et micronutriments, la prolifération de bactéries, les rages de sucres, les débalancements physiologiques et autres inconvénients digestifs. Dans le cas de la SEP, le système nerveux se trouvent attaqué de tout bord tous côtés dans son intégrité.

Le rôle de la vitamine D dans le cas de la SEP est particulièrement intéressant et illustre bien le rôle du système digestif. Cause et effet, elle est actuellement considérée comme un facteur aggravant du déclenchement de la maladie. Toujours basse chez les personnes atteintes, cette vitamine liposoluble qui est en fait une hormone, se retrouve dans l’alimentation et est synthétisée dans l’organisme humain à partir d’un dérivé du cholestérol sous l’action des rayonnements UVB1 du Soleil. Elle intervient dans l’absorption du calcium, du magnésium et du phosphore par les intestins, ainsi que dans leur réabsorption par les reins. D’autre part, elle est un puissant anti-inflammatoire et elle influence plus de 200 gènes, et aurait une action de réparation de l’ADN. Elle diminue, point important, la perméabilité intestinale. C’est pourquoi elle est connue pour son effet bénéfique sur la SEP. Dans un pays comme au Canada, se supplémenter en vitamine D n’est donc pas un luxe.

Aussi, si on ne peut pas intervenir sur le virus ni sa réaction croisée avec la myéline, il est possible d’intervenir sur la santé intestinale. Et c’est là l’espoir, car tout un chacun peut être l’acteur de son bien-être en attendant que la recherche trouve une meilleure solution.

Prochain article : La SEP, comment intervenir par l’alimentation ?

Première partie : http://www.nourrirsasante.com/sep-le-systeme-immunitaire/

 

Sources : Émilie et Julien Venesson, David Perlmutter, Société canadien de la sclérose en plaque, Alessio Fasano, Jean Seignalet, Brent Richard, Lynn Levin,  M. P. Pender and S. R. Burrows…

Remerciement à mon ami Hossein, photographe, pour m’avoir confiée ses photos si belles, si pures et empreintes de liberté…

Sclérose en plaque, quand le système immunitaire se trompe de cible !

Sclérose en plaque, quand le système immunitaire se trompe de cible !

La sclérose en plaque est une maladie qui fait frémir… classée dans les auto-immunes, le corps s’attaque à lui-même, plus précisément à son propre système nerveux, et la médecine moderne n’a aucune solution à proposer. Fatalité ? Impuissance ? Peut-être, peut-être pas. Notre connaissance de cette maladie montre des voies fort prometteuses avec la 3e médecine, celle d’Hippocrate, l’alimentation !

*Première partie*

Rappel, définition de la SEP selon la Société canadienne de la SEP 

Le Canada affiche le plus haut taux de sclérose en plaques du monde, comptant plus de 100 000 personnes atteintes de cette maladie, selon les estimations. Alors qu’elle est le plus souvent diagnostiquée chez de jeunes adultes âgés de 15 à 40 ans, la (SEP) se manifeste aussi chez des enfants et des adultes d’âge mûr.

La sclérose en plaques est actuellement considérée comme une maladie auto-immune qui s’attaque au système nerveux central (cerveau, moelle épinière et nerfs optiques). Elle prend pour cible la myéline, gaine protectrice des fibres nerveuses, provoquant de l’inflammation qui entraîne souvent la détérioration de cette substance. La myéline est essentielle à la propagation de l’influx nerveux. Si elle n’est que légèrement détériorée, l’influx se transmet sans trop d’interruptions. Par contre, si la détérioration est importante et si la myéline est remplacée par du tissu cicatriciel, l’influx peut être complètement bloqué, et les fibres nerveuses risquent d’être elles-mêmes altérées.

Mais pourquoi le système immunitaire s’attaque-t-il au système nerveux central ?

Actuellement l’hypothèse de cette maladie qui retient le plus l’attention du milieu de la recherche mondiale est celle d’une forme d’allergie. Elle apparaîtrait lorsque le système immunitaire réagirait à un virus de la famille de l’herpès et confondrait la protéine de ce virus à la gaine de myéline. Cela expliquerait ainsi pourquoi le système immunitaire s’attaque à son propre hôte.

Pour bien saisir le phénomène, il faut comprendre qu’une allergie (de façon ultra résumé) est une attaque lancée par le système immunitaire contre une protéine qu’il considère comme étrangère et donc potentiellement dangereuse pour l’intégrité du corps. Il lance ainsi les anticorps contre la dite-protéine provoquant une réaction inflammatoire (picotement, démangeaison, enflure…).

Après une première réaction, le système immunitaire garde toute sa vie en mémoire cette protéine et réagira à chaque réapparition. C’est un principe de base de l’immunité qui nous sauve chaque jour contre des agressions extérieures (virus, bactérie…). Malheureusement, c’est ce même principe qui va déclencher l’atteinte du système nerveux dans le cas de la SEP.

En effet, quand on a attrapé l’herpès, on ne s’en débarrasse plus! Ce virus quelque peu vicieux reste toute votre vie tapit. Il peut se mettre en dormance, passer inaperçu et devenir asymptomatique. Mais il est là. C’est pourquoi le système immunitaire reste toujours aussi aux aguets en produisant des anticorps. Un coup de fatigue ou une bonne fièvre suffira à déclencher un vilain bouton sur la lèvre. Cela fait ainsi de la SEP une maladie qui ne se guérit jamais dont on peut juste espérer mettre en dormance.

Toutefois, les scientifiques sont longtemps restés dans l’incompréhension : pourquoi l’herpès n’est pas présent dans le système nerveux si ce virus est à l’origine de la maladie ? En fait, c’était peut-être trop simple ou trop évident. L’herpès n’est pas là où il devrait être mais il a créé la réaction initiale. Le système immunitaire confond la myéline avec l’herpès. Cela s’appelle une réaction croisée.  C’est un peu la même chose quand une personne allergique aux arachides réagit au noix alors que l’arachide est une lentille ! L’allergie aux noix est  »fausse » mais elle déclenche une réaction semblable et devient tout aussi dangereuse. Le système immunitaire a beau être intelligent, il peut être dupé par une simple ressemblance avec la forme d’une protéine.

Bien entendu, d’autres phénomènes rentrent aussi en compte dans le déclenchement de la SEP. Premièrement, l’herpès, c’est 8 familles de virus. C’est la numéro 4 (virus d’Epstein-Barr) qui est ici en cause, c’est à dire de la mononucléose. Ensuite, vous pouvez l’avoir eu – correction à peu près tout le monde l’a eu- sans nécessairement avoir un jour la SEP. Mais plus on l’a tard, plus le risque augmente. Cela explique la différence entre l’Occident et le reste du monde. Finalement, le monde aseptisé avec force d’antiseptique, antibactérien et cie, nuit, et cela est maintenant connu et reconnu, à la santé humaine. Nous sommes fait de bactéries et nous avons besoin d’elles pour rester en santé.

A cela s’ajoutent au portrait les rôles primordiaux de l’intestin et de l’alimentation. Cela fera l’objet d’un prochain article car nous pouvons agir spécifiquement sur ce point. Enfin, d’autres éléments rentrent aussi en ligne de compte comme la vitamine D faisant du Canada, pays nordique, le premier pays de la SEP dans le monde; ainsi que le mode de vie avec notamment le tabagisme, le plomb, l’obésité, la grossesse chez la femme…

Prochain article : L’intestin et l’alimentation, facteur de risque, point de départ d’une rémission

 

Sources : Émilie et Julien Venesson, David Perlmutter, Société canadien de la sclérose en plaque, Alessio Fasano, Jean Seignalet, Brent Richard, Lynn Levin,  M. P. Pender and S. R. Burrows…

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Enfant TSA… : – 10 % sur votre 1ère consultation

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Connaissez-vous les articles de Nourrir sa santé sur le sujet ? ICI

L’autisme, de la maladie psychiatrique à la maladie digestive, ou la ‘’neuronutrition’’

Lorsqu’on pose des questions sur les selles et la santé digestive aux parents d’enfants autistes, la plupart vous répondront que leurs enfants ont ou ont eu des problèmes digestifs. Précisons ici qu’il s’agit d’autistes régressifs, c’est-à-dire des enfants nés avec les caractéristiques des dits neurotypiques (bon apgar, développements et comportements normaux, interaction active avec les parents et proches…) jusqu’à l’apparition des premiers symptômes du trouble du spectre autistique (TSA) entre 6 mois et 18 mois. En effet, nombre de ces enfants dès la naissance ou dans les premiers mois présentent des signes de digestion défaillante. Cela va du reflux œsophagien aux coliques, en passant par les diarrhées et la constipation, l’un ou l’autre sinon encore en l’alternance. On peut retrouver aussi de l’halitose, des spasmes, des gaz et des mégarectum avec accumulation de selles. Malheureusement, ces problèmes ne sont pas considérés à leur juste valeur et au mieux les parents se verront prescrire des anti-reflux, des laxatifs, des fibres… et une panoplie de médicaments.

nounours constipé logo

Or, selon de nombreuses recherches menées particulièrement aux États-Unis, en Europe et depuis peu à Toronto, la question digestive semble au cœur du développement du TSA. Comment est-ce possible ? Ce trouble est encore considéré par la médecine comme étant d’ordre psychiatrique et traité comme tel par une armada de spécialistes. Je ne vous ferai pas le cours sur la dysbiose intestinale et la porosité. Mais il s’agit bien du cœur du sujet. C’est ainsi que les études ont ainsi mis en lumière que ces enfants n’avaient pas le même microbiote que les neurotypiques. Par exemple, le professeur Ian Lipkin de l’Université de Columbia, New York, a découvert que la bactérie Sutterlla serait retrouvée dans 85 % des enfants autistes mais absente chez les neurotypiques. Il fait partie de ces nombreux chercheurs qui ont ainsi sérieusement commencé à travailler sur la piste bactérienne et les sujets connexes comme l’impact des antibiotiques.

C’est un vaste sujet qui implique autant le foie, l’absence de détoxification normale et les métaux lourds, la prolifération de levure, la transformation des macronutriments par les bactéries pathogènes en toxines chimiques comme la caséomorphine ou l’acide prioponique, leur passage à travers la paroi intestinale par le flux sanguin puis la perturbation le fonctionnement du système nerveux comme la production du collagène et de la myéline ou encore l’oxydation des acides gras… C’est triste à dire mais ces enfants sont totalement intoxiqués par une alimentation qu’ils ne sont pas capables de digérer, un peu comme un cerveau perdant sa lucidité sous l’effet de l’alcool. Si leur santé générale est ébranlée, leur développement est gravement hypothéqué.

Ces enjeux m’interpellent comme nutrithérapeute. Je n’ai rien inventé. Des médecins cliniciens et chercheurs reconnus, comme Dr Natasha Campbell-McBride en Suisse ou Dr Bernard Rimland (Austim Research Institut en Californie), travaillent sur ces sujets tous les jours depuis de nombreuses années. Ils mobilisent autour d’eux chercheurs, parents et professionnels pour faire avancer la recherche et la prise en charge. Pour ma part, c’est peut-être parce que j’ai côtoyé toute ma jeunesse ces enfants ou que j’ai vu des amis totalement désemparés face au diagnostic, mais je trouve navrant que les parents ne soient pas informés de cette voie thérapeutique au même titre que la nécessité de leur offrir un accompagnement en orthophonie ou en ergothérapie.

Les médecins québécois ne présentent pas ces informations alors que jusqu’à 70 % des enfants verront une amélioration des symptômes avec une prise en charge nutritionnelle précoce. Certains appellent ça de la ‘’neuronutrition’’, donner au cerveau l’alimentation dont il a besoin pour bien fonctionner! Un jour, nous pouvons espérer que la recherche génétique sur le lien cerveau-intestin-microbiote nous amènera vers la Médecine personnalisée de l’autisme comme le soutient Dr Alessio Fasano. Nous pourrons ainsi passer de 70% d’amélioration de la condition autistique à 100%.

En attendant, je considère qu’il est majeur de donner à ces enfants autant une meilleure qualité de vie qu’un intestin en santé. Quelques parents québécois ont témoigné des résultats plus que positifs obtenus pour leurs enfants comme Madame Nathalie Champoux (Être et ne plus être autiste, Ed. FIDES, sorti le 2 octobre dernier). Ils sont rares car peu connaissent cette option. Les plus curieux restent aussi peu nombreux à tenter l’aventure d’une diète adaptée. Car c’est tout l’enjeu, un protocole lourd et minutieux incluant une alimentation de ‘’type hypotoxique’’ aussi appelée DAN ou GAPS et des différents cures et traitements le tout encadré par un coaching serré pour assurer les meilleures conditions de réussite. Comme disait Dr Seignalet, ‘’10% d’erreur, c’est 90 % de problème’’, c’est donc une aventure qui demandera aux parents plus que des modifications accessoires de leur panier d’épicerie. C’est un engagement total.

Cette caractéristique digestive et intestinale de l’enfant TSA se retrouve également chez l’enfant épileptique, dyslexique, dyspraxique et hyperactif (TDHA). C’est pourquoi un protocole similaire néanmoins adapté à chaque enfant est mis en place avec succès.

Trucs pour bien fixer le fer

Trucs pour bien fixer le fer

Trucs pour bien fixer le fer

Les femmes en âge de procréer et les végétariens sont nombreux à souffrir d’une carence en fer (anémie ferriprive). Selon l’OMS, 30 % de la population mondiale serait touchée par l’anémie. Cela explique que de nombreux industriels enrichissent leurs produits en fer, comme les céréales du petit-déjeuner, la farine, le riz et les pâtes.

Le problème est que les symptômes sont assez discrets : teint pâle, pieds et mains froids, rythme cardiaque accéléré, fatigue anormale, baisse de l’endurance, maux de tête, baisse des performances intellectuelles. Mais le meilleur moyen est de regarder l’intérieur de paupière du bas. Est-ce rouge ou rosé ? Rouge pas de problème, rosé voir blanc une prise de sang s’impose.

Les besoins en fer varient : chez la femme, de 14 à 50 ans, 15 à 18 mg par jour; chez les hommes et les femmes ménopausées, 8 mg par jour; les femmes enceintes, 27 mg par jour; et les enfants de 7 mois à 13 ans, minimum 7 mg par jour.

En Occident, un problème courant dans l’absorption du fer vient du choix de certains aliments trop courants et trop fréquents dans l’assiette et qui nuisent à l’absorption du fer.

  •  le thé et le café : ils contiennent des tannins qui stoppent l’absorption du fer. Évitez donc d’en boire au moment des repas.
  • le calcium : éviter le mélange complément de fer et produits laitiers. On recommande de ménager un intervalle de 2 heures entre la prise de suppléments de calcium et de ces minéraux.

Comment favoriser l’absorption du fer ?

  • commencez par manger plus viande et si vous êtes végétarien il est recommande de proter une attention particulière vers des protéines végétales complètes riches en fer.
  • mangez plus acide (agrumes, tomates).
  • augmentez vos apports en vitamine C.

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Sources :

L’anémie ferriprive
Wikipedia : Milk and meat in Jewish law
Extenso

La lettre de Néonutrition

Aie, mon foie ! Comment remettre sur les rails un foie surchargé ?

Aie, mon foie ! Comment remettre sur les rails un foie surchargé ?

Aie, mon foie ! Comment remettre sur les rails un foie surchargé après les fêtes de fin d’année ?

Repas copieux, lourds, riches, les fêtes de fin d’année sont dures sur le système digestif et particulièrement sur votre foie. Et c’est sans compter les mauvaises habitudes que l’on traine derrière soi.

Cet organe, le plus volumineux du corps, peut peser jusqu’à 1,5 kg. Il est situé dans la partie supérieure droite de l’abdomen, juste sous la cage thoracique et au-dessus de l’estomac.

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Pourquoi votre foie est-il si important pour votre santé et votre bien-être quotidien ?

Le foie produit la bile qui sera déversée dans l’intestin grêle pour digérer et absorber les graisses en plus de certaines vitamines, notamment la vitamine K, nécessaire à la synthèse de facteurs de coagulation. Les vitamines A, D, E, K et B12 sont emmagasinées dans le foie, en plus du fer et du cuivre.

Les enzymes du foie décomposent les protéines des aliments afin qu’elles puissent être digérées et employées par le corps.

Le foie absorbe et métabolise la bilirubine, une substance jaune-rouge issue de l’hémoglobine lorsque les globules rouges se désintègrent, essentielle pour maintenant au taux de fer.

Il aide le corps à métaboliser les glucides et les transformer en glycogène, soit la source essentielle à la production de l’énergie du corps et maintenir un taux sanguin de sucre normal.

Le foie est une véritable usine de filtration : il filtre certaines substances du sang pour éviter qu’elles s’accumulent et causent des dommages. Celles qui proviennent de l’intérieur même du corps comprennent des hormones, telles que l’œstrogène, l’aldostérone et l’hormone antidiurétique. Celles qui proviennent de l’extérieur du corps comprennent, les polluants, les métaux lourds, l’alcool et d’autres drogues, virus et bactéries.

Après cela, si vous n’êtes pas convaincue… rendez-vous au prochain article sur la régénération du foie.

 

Une bonne nouvelle : votre foie se régénère

Le foie a la capacité unique de se régénérer et même de reconstituer des parties qui lui ont été enlevées afin de continuer à fonctionner.

Il faut savoir qu’en réalité, les crises de foie n’existent pas. Quand ce dernier est touché, c’est que nous sommes atteints de maladies plus graves comme l’hépatite et non d’une simple crise passagère.

Les crises proprement dites (notamment après le repas) sont plutôt dues à un dysfonctionnement de la vésicule biliaire. Cela s’accompagne souvent des douleurs à l’épaule droite, des maux de ventre, des vomissements, à des ulcères à l’estomac ou reflux gastriques ou à de problèmes intestinaux (des gaz, des douleurs abdominales, de l’aérophagie, des éructations, de la diarrhée ou de la constipation).

Néanmoins, en tant que responsable de nombreuses fonctions de notre organisme, si le foie se dérègle, plusieurs symptômes connexes pourront apparaître comme de la fatigue, de la nausée, une lourdeur digestive après les repas, des problèmes de sommeil, des démangeaisons de la peau, une plus grande sensibilité au froid, de l’asthme…

Le temps nécessaire à la régénération du foie varie selon l’âge, la nutrition, la présence de dommages au foie et dans certains cas la quantité de foie qu’on a enlevée.

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Comment aider votre foie à se nettoyer et se régénérer naturellement ?

Petites règles d’hygiène de vie : éviter de manger certains aliments comme les plats en sauce, les fritures, les viandes grasses, le sucre blanc, les farines blanches, les aliments contenants des additifs, l’alcool.

Ces simples bonnes habitudes peuvent suffire pour permettre aux fonctions digestives de reprendre correctement leur travail.

Toutefois, pour certaines personnes, il faudra en faire plus en faisant une analyse détaillée vos habitudes alimentaires et mettre en place une diète spécifique pour alléger le travail du foie et soutenir son drainage. Pour cela, chaque personne étant unique, il est recommandé de votre adresser à votre nutrithérapeute pour convenir d’une rencontre.

Certaines herbes peuvent également vous aider dans un traitement de base. Des capsules ou des tisanes d’artichaut, de chardon-marie ou de boldo sont bien connues et facilement accessibles en magasin de santé naturelle. La fameuse bouillotte chaude sur son ventre est un truc de grand-mère ou encore je jus de citron dilué dans un verre d’eau (température pièce) au réveil. L’ail, le jus de betterave, le chou sont aussi des aliments à privilégier. Toutefois, pour traiter une surcharge chronique du foie, cela pourrait s’avérer insuffisant.

Un drainage plus ciblé à votre cas et/ou une cure peuvent bien plus efficace. La gemmothérapie (phyto par les bourgeons), le jeune (court et partiel), les cure de légume et/ou fruit, les bains (…) peuvent organiser dans un programme de traitement de nutrithérapeute. Ce type de traitement n’étant pas fait ou à la portée de tout le monde, il est mieux de consulter pour recevoir l’information détaillée et se faire accompagner.

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Nettoyer un foie surchargé, la parole aux clients de Nourrir sa santé

Et mes clients, qu’en pensent-ils ?

Il est étonnant de voir qu’en quelques semaines, ils sentent mieux. Le meilleur exemple est celui du sommeil : fini le réveil entre 1 et 3 h du matin, la langue pâteuse le matin, l’impression de se réveiller plus fatigué qu’au coucher…

Plus d’entrain, une digestion facile sans rot, sans gaz, au revoir la constipation ou alternance avec la diarrhée, fini les rages de sucre et les hypoglycémies en après-midi, voilà d’autres effets positifs ressentis après un nettoyage du foie et l’implantation d’habitude alimentaire saine et adaptée à sa condition.

 

Quand Véronique m’a proposé le programme, ouf je me suis dit que ce ne serait pas facile. Pourtant, j’ai intégré progressivement les recommandations, une par une ; les suivis ont permis d’ajuster le programme à ma réalité, mes progrès ou mes résistances. Et en trois semaines déjà, je pouvais voir la différence sur mon sommeil. Dormir lol. C’est toute une différence dans ma vie’. Sophie, 55 ans, Montréal.

 

J’étais le roi du steack au souper, du sandwich au jambon et des frites au diner et de la collation à la crème glacée… et de la petite chip devant le Canadien. Je partais de loin. Mais quand je me suis fait dire, attention diabète. Cela m’a fait un sacré électrochoc. C’est ma femme qui voulait que je consulte. Je n’avais rien à perdre. Faut dire que je me trainais au bureau. Avec le recul, j’avoue que c’était une bonne idée. En fait je me sens tellement mieux que j’ai même repris la course à pied. Bye bye les coups de pompe, la migraine, l’eczéma… Et merci à Nourrir sa santé. Steve, 43 ans, Montréal

Faites comme eux, prenez soin de votre foie et demandez de l’aide à Nourrir sa santé (438 492 4987 ou nourrirsasante@gmail.com)

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