Allier cuisine, plaisir et santé : promenons dans les…

Voici des plantes faciles à cueillir au cours de vos balades et vacances pour intégrer des plantes nourrissantes, gustatives et qui nourrissent votre santé.

Article 1 : L’ortie, une mauvaise herbe qui vous veut du bien

Riche en fibres, chlorophylle, vitamine C (bêtacarotène), une vraie bombe de minéraux (fer, zinc, silice, magnésium, calcium, potassium et manganèse), elle est un tonique général pour le corps. Excellente pour la fatigue chronique, elle est l’amie de la femme puisqu’elle se charge ses vicissitudes liées à son sexe; elle nettoie aussi le système urinaire et favorise l’excrétion d’acide urique. Par ailleurs, elle fait baisser l’acide du corps. Les problèmes de peau se verront améliorer par une cure régulièrement d’ortie. Elle a mille autres bienfaits qui la rend indispensable même si elle a été oubliée dans notre alimentation quotidienne. Il faut dire que la cueillir demande quelques précautions : la prendre avec des gants ou en faisant glisser sa main au dos de la feuille. La première option reste la plus sure.

Comment la cuisiner ?

Elle se prépare comme un épinard ou une verdure à cuire. Elle est délicieuse dans une soupe d’été, en omelette ou quiche, en farce pour les crêpes ou en soufflet, ainsi qu’en sauté ou en pesto avec des pâtes. Il est possible d’utiliser comme un ingrédient de gnocchis verts maison.

Recette de soupe

+/- 2 litres d’eau selon la consistance désirée

Un minimum de 500 g de feuilles d’orties (sans les tiges) lavées

500g de pommes de terre (environ 3)

1 oignon émincé

Huile d’olive

Sel, poivre,

Faire suer l’oignon dans un peu d’huile, puis ajouter les pommes de terre coupées en dés grossiers. Lorsqu’elles commencent à dorer, verser l’eau. Attendre que les pommes de terre soient cuites. Arrêter le feu. Ajouter les feuilles l’ortie. Mixer.

A servir chaude ou froide avec des croûtons aillés et le parmesan végan de Nourrir sa santé.

Ne la désherbez plus, faites de l’ortie la reine de vos jardins

 

Article 2 : le plantain, le grand et versatile nettoyeur

Le Plantago psyllium est connu pour ses graines aux bienfaits intestinaux : transit, flore, constipation, diarrhée. Prises avec beaucoup d’eau, une soupe ou ajoutées à un gruau, et modérément (1 cuillère à soupe par jour), les graines idéalement moulues apportent une aide substantielle. Toutefois, je trouve que certaines personnes dont le flore est très bouleversée, vont mieux la supporter les graines moulues ont gonflé pendant 3 heures dans un demi verre d’eau à température ambiante. A prendre au coucher, puis boire un autre verre d’eau.

Les graines peuvent être utilisées pour nettoyer le système urinaire.

En campagne, c’est le Plantago major, le Plantago media et le Plantago lanceolata que l’on retrouve le plus souvent. Ils offrent à peu près les mêmes bénéfices.

Le plantain purifie le sang, les poumons et l’estomac. Il sera alors consommé sous forme de feuilles qui peuvent être mangées comme une verdure, un épinard, crues si jeunes sinon cuites. Certains herboristes recommandent de la prendre aussi en infusions (2 à 4 tasses par jour en période de cure) ou en décoction (faire bouillir les feuilles 1 minutes puis laisser macérer au moins 15 minutes, voir une nuit).

Autre usage, la feuille froissée entre des mains puis appliquée sur la peau est cicatrisante pour les petites égratignures ou les piqûres de mouche.

Comment la cuisiner ?

Comme toutes les verdures, préférer les jeunes pousses. Faites-en un ingrédient de votre pesto sauvage et vous ajoutez une nuance de goût de champignon ou boisée :

Elle est tellement facile à trouver, en ville comme en campagne.

PS : On fait toutefois attention au bord de route (cf pipi des animaux 😉

 

Article 3 L’Aubépine, elle a du cœur au ventre

L’aubépine est un arbuste indigène au Québec sous le nom de cénellier et que l’on retrouve un peu partout en Europe. Elle possède des puissantes vertus cardio-protectrices (palpitation et insuffisance) et une impressionnante capacité à calmer le système nerveux (anxiété, trouble du sommeil.

Elle agit aussi sur la nervosité, l’insomnie et les palpitations dues à la ménopause.

Enfin, les personnes aux prises avec des stagnations dans l’estomac provoquant ainsi de désagréables fermentations, éructations, remontées acides ou douleurs dans la partie basse du ventre, profiteront de ses bienfaits.

Comment la cuisiner ?

  • Les feuilles et rameaux d’aubépine pour le cœur : en tisane
  • Les fleurs comme hypotenseur, antispasmodique et sédatif : en infusion 1 à 2 cuillère(s) à soupe par tasse d’eau bouillante.
  • Les fruits (cenelles) : en purée pour ajouter à une compote (congeler l’excédent) ou en confiture.

Bonne promenade !