Les légumes, la revanche

Les légumes, la revanche

Les légumes longtemps boudés sont maintenant valorisés et reconnus pour leurs impacts positifs sur notre santé. Bio, locaux, de saison, mangez des légumes est une démarche de bien manger, de santé et citoyenne.

Potager urbains, en campagne, jardins collectifs… meilleurs accès aux légumes au supermarché… campagne légumes moches ect… ça bouge mais pas si facile de manger bien et bon partout. En ville, bien des quartiers sont encore des déserts alimentaire; en campagne l’accès aux terres et petites parcelles pour le maraîchage bio, en permaculture, n’est pas facile.

Le Bio en $

Bien que les aliments représentent environ 5 % de la consommation totale d’aliments, la croissance est impressionnante, entre 9 et 10 % par année. Au Canada, le secteur du biologique génère des revenus de quatre milliards de dollars.  Selon une étude de 2013 (donc cela date), 56 % des répondants ont affirmé consommer du bio (18 % en consomment tous les jours et 38 % toutes les semaines). Les raisons : 1/4 le faisaient pour des raisons de santé, 80 % pour encourager l’économie locale et 63 % pour le goût qu’ils considèrent comme supérieur à celui des produits non bio. Les plus grands consommateurs d’aliments bios ont entre 45 à 65 ans (réduire leur exposition aux contaminants), mais les 30 à 45 ans sont les plus désireux d’acheter bio.

Mais les canadiens ne mangent pas assez de légumes

Le manque de temps est le premier argument de mes clients. Un faux argument. le consommateur moyen estime que les légumes sont difficiles et longs à préparer. Cet argument tient au fait que la société ne veut pas consacrer de temps (ni de l’argent) à l’alimentation. Tout doit être facile, on a tant de distraction et d’activités chronophage (média sociaux, temps de transport pour le travail, l’éducation des enfants, le sport…).

D’autre part, il est impressionnant de constater que beaucoup de gens pensent en manger assez. Or qui mange vraiment la moitié de son assiette de légumes tels que le prescrit le nouveau guide alimentaire canadien. Très peu de mes clients pour être bien honnête. J’aime beaucoup de regarder les cadis dans les supermarchés. Stupéfiant.

Légumes, ce médicament

Les légumes apportent des nutriments essentiels au fonctionnement de l’organisme (vitamines et minéraux), ils nous protègent des maladies sans avoir besoin d’acheter des pilules de suppléments. Plus la consommation de légumes est élevées, plus faible est le risque d’être atteint de maladie cardiovasculaire, de cancer (intestin…), de maladie métabolique…. Sur une période 10 ans, chaque portion supplémentaire de 80g diminue le risque de pathologie cardiovasculaire de 4 à 7 %. 5 portions par jour, 20 % de moins de risque (Marie-Joseph Amiot, INRA).

Les légumes sont un rempart contre l’obésité. La situation catastrophique de l’Amérique du Nord et du Québec devrait nous alerter et nous inviter à augmenter la part des légumes dans l’assiette. Peu caloriques, riches en fibres, exempt de gras saturés et sucres raffinés, riches en eau, le légume rassasie, nettoie, nourrit et vous apportent plein de vitamines essentielles.

vitamine A, essentielle dans la physiologie des cellules nerveuses de la rétine : patate douce, carotte, potiron, abricot, mangue, melon, salade romaine,épinard, laitue.

vitamine K, cofacteur indispensable pour la coagulation et minéralisation osseuse : poireaux, asperges, endives, haricots verts, graines de soja, fèves. pois

vitamine b dont le folate, essentiel à la procréation et au fœtus : noisette, asperge, brocoli cru, cacahuète, melon, pois chiche cuit, oseille cuite, chou de Bruxelles, haricots blancs cuits, laitue, chou fleur cru.

Pas besoin d’être nutritionniste pour savoir que tous les légumes ont un intérêt, il suffit d’apporter un variété de plusieurs légumes au quotidien pour s’assurer des bien-faits.

Les fibres contre les maladies chroniques

Les fibres des légumes augmentent le volumes des selles, stimulent le transit et ralentissent l’absorption du sucre en formant un gel dans l’intestin. Les populations qui consomment beaucoup de fibres sont aussi celles qui sont le moins touchées par les maladies chroniques et l’obésité. D’autre part les fibres envoie un signal nerveux au cerveau : la sensation de faim s’atténue, le foie produit moins de glucose ce qui réduit le risque de développer le diabète. Les légumes protègent et nourrissent la flore en favorisant la croissance des bactéries et stimulant leur activités microbiennes. Ils sont donc des alliés de premier choix pour l’immunité

légumes riches en fibres : artichaut, petits pois, épinard, asperge, choux de Bruxelle, panais

Comment faire manger des légumes aux enfants ?

Aux enfants difficiles, ne dites jamais que les légumes sont bons pour la santé. Ils anticipent alors qu’ils ne goûteront pas bons et le refuseront encore plus. Un jeune enfant en phase de diversification pourra se le faire présente jusqu’à 8 ou 10 fois avant l’accepter. C’est dire qu’il faut bien de la patience. En fait, ce refus est un réflexe normal. Il est instinctif : se mettre à l’abris d’un danger potentiel empoisonnement. Alors si vous voulez que votre enfant mange, commencez par vous-même. Donnez l’exemple.

En conclusion, quelques conseils :

Acheter les

  • locaux en privilégiant le marché ou votre maraîcher local, bio et/ou issus de la permaculture ou de production naturelle
  • en petites quantités, plus régulièrement et manger les rapidement

Laver les à grande eau ou de l’eau vinaigrée ou citronnée

Privilégier la cuisson douce, vapeur ou rapide. Ne pas saler. Récupérer l’eau de cuisson comme bouillon. Ajouter des herbes, de l’ail, des épices…

Bien mâcher chaque bouchée.

Développer son autonomie alimentaire

Développer son autonomie alimentaire

Pourquoi développer son autonomie alimentaire ? Tout simplement pour permettre à tout un chacun et notamment aux personnes plus démunies d’accroître leur sécurité alimentaire, d’être moins dépendants des chaines de distribution et des aliments morts (cf transformés, bourrés de pesticides etc) de agro-industrie, d’accéder à des aliments de qualité (bio, non transformés, sains…), de développer son savoir-faire en cuisine… et ainsi être plus riches dans tous les sens du terme.

Il y a 200 ans, la place de l’alimentation dans les familles est tout autre : argent moins présent, donc moins de commerce; production par la famille et recherche de l’autosuffisance, troc; participation de toute la famille, parfois élargie, le voisinage, corvées; le contenu de l’alimentation est en fonction des saisons, des pénuries selon les récoltes ou abattages; peu de variétés, transformation des aliments par la famille; des méthodes de conservation différentes (salaison, caveau, séchage etc.) car pas d’électricité; l’alimentation prend beaucoup de temps; et la survie dépend de la production familiale (végétaux, animaux, conservation, etc.).

Aujourd’hui : les enfants croient que les légumes poussent au supermarché et ne savent pas que les œufs sortent du c– des poules; l’alimentation prend moins de temps; un accès à une plus grande variété d’aliments et de produits transformés; alimentation et cuisine souvent vue comme une corvée (épicerie et repas à cuisiner) et activité devenue individuelle; une grande part du budget est consacrée à l’alimentation – tout peut s’acheter; peu d’autoproduction et de contacts avec les producteurs; parfois, on ne connaît pas tous les ingrédients qui entrent dans la composition des aliments consommés.

Ce virage est le résultat de l’urbanisation et l’industrialisation de l’alimentation. Et avec sont apparus le surpoids et l’obésité, les maladies métaboliques, les troubles du comportement en lien avec la santé intestinale et l’alimentation (TDHA, TDA, TSA….) en plus de la perte de savoir-faire culinaire, la pauvreté et l’insécurité alimentaire, ainsi qu’une forme d’isolement… surtout une perte de contrôle sur sa vie et sa santé.

Changer et développer ainsi son autonomie alimentaire peut paraître une montagne insurmontable. Mais C’est à la portée de tous. Il suffit de se mettre dans l’action avec des petits gestes au début pour se donner confiance, c’est à dire le vouloir. Ainsi l’autonomie est axée sur la responsabilisation de la personne à l’égard de son alimentation personnelle, de sa famille et de l’alimentation en générale. Elle s’appuie sur des gestes concrets et réalisables et elle est l’occasion d’exprimer ses capacités pour développer son estime et soi et son sentiment d’appartenance.


Comment s’y prendre ? Autonomie comme…

  • Planifier : planifier ses repas, faire son budget, consulter les circulaires, comparer les prix, trouver un transport, suivre des cours de cuisines, lire et comprendre les étiquettes…
  • Acquérir : faire un jardin (dans un jardin communautaire, sur le terrain non utilisé du voisin ou d’une personne âgées (une occasion de socialiser) contre l’entretien du terrain, troquer légumes et fruits avec ses voisins et amis jardiniers, aller au marché public, acheter local, participer à un groupe d’achat, se procurer que des ingrédients bruts…
  • Cuisiner : participer à un cuisine collective, cuisiner en groupe (sa sœur, sa voisine, copine…..), partager des recettes de moins de 5 ingrédients, utiliser les restes et faire des soirées  »toussequi », revenir à des plats simples (comme du temps de nos grand-mères : bouilli et pot au feu…) faire de la congélation et des conserves, faire ses boites à lunch, récupérer les pots Masson…
  • Manger : manger en famille et en groupe, organiser des pot-luck…

Voici quelques exemples inspirants à suivre pour démarrer à sa mesure ou pour s’impliquer.

Réapprendre à cuisiner et faire soi même, c’est développer son autonomie et mettre du temps dans sa santé fièrement !

La nature est généreuse… – partie 2

La nature est généreuse… – partie 2

Un peu de terre et quelques graines, la nature vous donnent tant, même si vous n’avez pas de grands talents de jardinier ni beaucoup d’espace. Tout le monde a un rôle à jouer et vous aussi ! On ne peut pas dépendre juste de l’approvisionnement de l’agriculture industriel. Pour devenir l’acteur de sa santé, il faut aussi collaborer avec la nature, faire un avec elle. Dans l’article précédent, vous avez découvert comment préparer le sol de coin de terre. Maintenant, je vous propose de planter quelques graines. Voici quelques exemples faciles même si vous êtes un apprentis jardinier. A faire avec vos enfants ! Lire la suite

Faire son cidre maison aux épices (fermenté, sans alcool)

Faire son cidre maison aux épices (fermenté, sans alcool)

Que préparez-vous pour Noël ? Voici un aperçu : mon cidre maison sans alcool fermenté. Super pétillant et fruité. Idéal pour les enfants. Pour les adultes aussi mais rien n’empêche d’ajouter un peu de rhum ahaha.

Ingrédients

Voici la recette :

Notez que les quantités seront à adapté selon vos contenant de fermentation. Dans cette recette, j’ai 4 litres de jus pour faire 10 bouteilles de 75cl.

  • jus de pomme brut (acheté et bio)
  • des épices de votre choix. J’ai utilisé du gingembre (2 gros morceaux, pelés en coupé en dé d’un cm, 3 morceaux d’un cm de curcuma frais, 3 bâtons de cannelle, 9 gousses légèrement écrasées de cardamome, 3 – 4 graines de poivre de Kampot ramené du Cambodge, 3 à 5 clous de girofle)
  • 3 à 4 oranges selon la grosseur
  • 3 à 4 cuillères à café bombée de levure de boulanger

J’ai mélangé le tout dans une (ou plusieurs) bouteille à fermentation (pour le vinaigre par exemple). J’ai fait fermenté le mélange 2,5 jours à température pièce (21 /22C environ).

Le mélange a vite moussé et a fait de bulles. L’utilisation d’un barboteur est recommandé, sinon dégazez un peu pour enlever un peu de pression de temps en temps.

Puis j’ai du mettre en bouteille après 2,5 jours (ce qui est plutôt rapide) tellement ça fermentait du tonnerre. Les bouteilles ont été placées au frigo ou chambre froide pour stopper le processus. 

Le cidre est très fruité et  »frais » en bouche. Il plaira au enfants et aux plus grands. Il fait également comme mix dans un cocktail.

Nourrir sa santé, c’est 100% plaisir !