Qui sommes-nous ?

Nous sommes un couple de néo-ruraux. Nés en ville de parents qui ont adhéré à la facilité des supermarchés apportée par l’agriculture intensive. C’était l’air du temps, ils ont suivi le mouvement. Nos grand-parents étaient agriculteurs mais les pratiques ont été oubliées. Ou presque, il est resté dans nos familles et la nôtre la pratique de la cueillette et du potager. Les derniers liens avec la terre.

Nous sommes ce que nous mangeons. Nous savons que l’alimentation est liée à 80 % des maladies courantes et possède un pouvoir curatif extraordinaire.  Les travaux du Pr Walter Willet, professeur émérite d’épidémiologie et de nutrition à l’École de santé publique de Harvard (Boston, Massachusetts), l’ont démontré depuis les années 1970 grâce à une formidable étude prospective portant sur l’alimentation, le mode de vie et la santé. Un article pour vous.

Même si nous pensions avoir un alimentation saine, que nous avions le goût du bien mangé, que nous nous fournissions autant possible dans les marchés et directement auprès de fermiers, que nous cuisinons presque tout nous-même, nous restions dépendants des supermarchés et de la production alimentaire de masse. Et, c’est encore le cas une partie de l’année.

Traitée par une diète adaptée pour une maladie digestive, Véronique a réalisé tout un cheminement qui l’a amené à être nutrithérapeute et ainsi à exercer plusieurs années à Montréal. C’est Nourrir sa santé, service de consultation et d’atelier-conférence. Cela a été une expérience formidable et riche. Mais encore là, elle a constaté les limites de cette pratique. Conseiller consiste à dire bien trop souvent  »il faut » alors que les personnes ne sont pas en mesure de trouver des aliments adéquats à des prix convenables. C’est aussi les confronter à leurs limites affectives et émotives qui les empêchent d’être cohérents quand il s’agit de faire des choix éclairés en magasin. Enfin, en leur proposant de devenir acteur de leur bien-être et de nourrir leur santé, les personnes se laissent séduire par les modes, des régimes, des aliments transformés super quelque chose qui sont rarement bons pour leur santé.

C’est ainsi que le projet a commencé à germer : l’évolution vers une autre façon d’aider, sensibiliser en donnant accès. Il se veut une application pratique des principes proposés dans les diverses activités de Nourrir sa santé. Ce n’est pas un projet d’activiste, de militant, d’utopiste, ni survivaliste. C’est la concrétisation de l’idée…

  • qu’attendre (ex. de la filière biologique et de son trop lent développement), c’est déjà trop long;
  • dépendre (ex. d’un accès facile à des aliments sains et naturels) n’est pas suffisant ni à court terme envisageable;
  • qu’il existe sans doute une troisième voie (aux pesticides et engrais, à la destruction des sols et l’appauvrissement nutritionnels des aliments, à la mondialisation des cultures… ) alors autant y réfléchir et faire des tests;
  • et enfin qu’il ne sert à rien d’attaquer le système et crier au mur rencontré par l’agriculture conventionnelle, il vaut mieux les démoder par la démonstration des possibles.

Initialement appelé Red Barn, de la terre à l’assiette pour le volet autosuffisance, le Verger d’Avondable est un agrandissement pour apporter une autonomie financière au projet. Pour en savoir plus sur le projet.

Nous sommes Dany Vaillancourt, un saguéenen, et Véronique Gerland, une provençale, un peu fous certainement et parents de trois enfants, résidant principalement à Montréal (pour l’instant). Notre projet se situe dans l’Est de l’Ontario, dans South Glengarry, Lieu-dit Avondale.